Victor Bourgeau: Constructeur
875 views · Published 30 March 2016 · 10:02 · Indexed 23 October 2026
Channel: Stephane Tessier · 2016 · Education
Victor Bourgeau vécu de 1809 à 1888. Né à Lavaltrie, il est issu de l’union de Basil Bourgeau qui était maître charron et de Marie Lavoie. Bourgeau commence dans les années 1820 à travailler pour son père puis ensuite pour son oncle homonyme. Lorsqu’il se marie en 1833 avec Edwige Vaillant, il ne sait pas signer son nom. La situation de la famille ne lui à pas permit de faire des études. On croit que sa rencontre avec le peintre italien Angelo Pienovi dans les années 1830 changera sa carrière car il sait ensuite lire, écrire et est bon dessinateur. Se qualifiant de menuisier et sculpteur, il réalise l’intérieur de l’église Notre-Dame de Montréal dont la chaire qui est une œuvre renommée. C’est dans les années 1830 qu’il travaille à Montréal. Lors d’une période de renouvellement de style avec l’introduction du néo-gothique et néo-classique. Ces changements s’intensifient dans les années 1840-1850 sous l’égide des architectes James O’Donnell, et John Ostell. On croit qu’il aurait assisté Ostell et terminé certaines de ces ouvrages lorsque ce dernier quitte pour le milieu des affaires. Les communautés religieuses et l’évêché font appel à ses services.Sa première réalisation qui sera de style néo-gothique est l’église Saint-Pierre Apôtre. L’évêque de Montréal, Ignace Bourget le choisit pour une multitude de projets. Il s’affirme par son style néo-gothique. La fabrique de Sainte-Rose retient ses services pour construire une nouvelle église. Il s’inspire de l’église de Sainte-Genevièveconstruite en 1839. L’église de Sainte-Rose de style néo-classique est achevée en 1856. Il s’agit de la première construction d’envergure de Bourgeau. Ce qui lui permet d’affirmer sa capacité à gérer et réaliser de grands projets. Il réalise l’église de Saint-Vincent-de-Paul en 1857 encore dans le style néo-classique. Cette église remplace la première église qui était sur le bord de la rivière.Près des boulevards Saint-Laurent et Saint-Joseph, on retrouve l’église Saint-Enfant-de-Jésus du Mile-End construite de 1857 à 1858. Elle est l’œuvre de Bourgeau. Ce projet est une demande de l’évêque Ignace Bourget afin de desservir ce secteur qui était en pleine croissance. En 1898, la façade est reconstruite dans le style néobaroque. Autant dans les projets de petites ou de grandes envergures, Bourgeau définit son style : une façade sur laquelle s’articule une ornementation qui tient peu compte de la structure arrière; des clochers de formes circulaires ou octogonales à deux tambours superposés et surmontés d’une flèche. L’église Saint-Pierre-Apôtre, à Montréal, est sa signature néo-gothique. Sa plus grande réalisation dans ce style est l’intérieur de l’église Notre-Dame de Montréal. Où l’on considère la décoration d’origine trop sobre. Les travaux se font avec plusieurs interruptions de 1856 à 1880. Le style néo-gothique apporte une confusion entre les églises catholiques et protestantes. Les jésuites et Mgr Ignace Bourget préconisent un retour au classicisme et au baroque. De style néo-gothique, l’église Notre-Dame est construite de 1824 à 1829 sous la direction de James O’Donnell. L’intérieur a été réalisé avec peu de moyen. On décide de le refaire, le jugeant trop sobre. En 1856, on fait appel à Victor Bourgeau. Les travaux se réalisent par intermittence. L’essentiel est accompli de 1872 à 1880. Une nouvelle chaire est conçue par Bourgeau, haute de 14 mètres est ornée de sculptures de Louis-Philippe Hébert. Dans le quartier Rivière-des-Prairies, on y retrouve l’église Saint-Joseph et son presbytère construits en 1875 par Bourgeau. L’église de style néo-gothique remplace une église qui était en ce lieu depuis le début du 18e siècle. Bourget imagine la reconstruction de la cathédrale Saint-Jacques, l’actuelle basilique Marie-Reine-du-Monde dans le style de la basilique Saint-Pierre de Rome. Bourgeau est désigné mais il est peu enthousiasmé au départ à ce projet prétextant que la basilique Saint-Pierre ne peut être copiée et réduite. Les travaux s’échelonnent de 1875 à 1890. Bourgeau ne fait que surveiller les travaux. C’est Joseph Michaud qui finit l’œuvre. De style néobaroque, Marie-Reine-du-Monde sera l’icône des ultramontains. Après 1865, Bourgeau adopte ce style. Comme à Saint-Pierre de Rome, il emprunte la voûte à caissons; nef divisé en trois sections par des colonnades; etc. Bourgeau est aussi présent dans l’architecture conventuelle.En face de l’église de Saint-Vincent-de-Paul, on retrouve l’ancien couvent des sœurs de la Providence. Le couvent a été construit en étapes. La section originale du côté Est date de 1862. La partie centrale a été réalisée en 1891 et la partie ouest en 1935. La section d’origine est l’œuvre de Bourgeau. ... www.stephanetessier.ca Mars 2016
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